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INTRODUCTION
Situé
en Afrique sub-saharienne, le Niger
couvre une superficie de 1.267.000
km2. C'est un vaste pays enclavé.
Les distances entre les centres économiques
et ceux des pays limitrophes sont
très importantes et grèvent
les coûts des importations et
des exportations.
La
population, inégalement répartie
sur le territoire national, est estimée
en 1998 à 9.455.000 habitants
d'après les projections démographiques
de la Direction de la Population.
C'est
l'Ordonnance N° 59-103 du 4 juillet
1959 qui a fixé à titre
provisoire les conditions d'exploitation
du service des Postes et Télécommunications
au Niger. Le décret N°
59-104 du 4 juillet 1959 a érigé
ce service en un établissement
public à caractère industriel
et commercial dénommé
" OFFICE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS
" (O.P.T.) en 1970 la loi N°
70-18 du 27 août 1970 a transformé
l'O.P.T en un établissement
public de l'Etat qui a fonctionné
comme un établissement public
à caractère administratif.
A
la suite de la restructuration du
secteur parapublic nigérien
en 1986, l'Ordonnance N°88-042
du 30 juin est intervenue créant
à nouveau un établissement
à caractère industriel
et commercial dénommé
O.P.T. le Décret N° 88-214
du 30 juin 1988 a approuvé
les Statuts de ce nouvel établissement.
Enfin
face à la mondialisation des
échanges des biens et services,
il a été décidé
une réforme institutionnelle
du secteur ces Postes et Télécommunications.
Les
pays africains dans leur effort de
développement sont appelés
à plus ou moins long terme
à ouvrir leur économie
sur l'environnement mondial en adaptant
leurs appareils institutionnel et
économique aux nouvelles règles
de l'Organisation mondiale du commerce
(O,M,C.).
Pour le secteur des télécommunications
compte tenu des répercussions
de l'adoption de l'accord de l'OMC
sur les télécommunications
de base, la prise d'engagements spécifiques
pourrait nécessiter l'adaptation
de son cadre réglementaire.
Deux éléments essentiels
conditionnent l'approche de cette
question.
1.
La nécessité de la définition
de stratégie nationale : la
gamme des services de base définie
par l'OMC est composée de :
- Service
de transmission de données,
- Service
de téléphonie vocale,
-
Service de téléphonie
cellulaire,
- Service
de radio messagerie,
- Service
des circuits loués et service
de satellite.
Ainsi
chaque Gouvernement devrait déterminer
les services qui restent sous monopole
et ceux qui seront soumis au régime
de la concurrence encadrée
ou libre en fonction des contraintes
de développement propres au
pays.
2. La nécessité d'une
concertation sous régionale
et régionale en vue d'une harmonisation
des positions pour une meilleure intégration
conformément aux recommandations
du livre vert africain.
Dans
cette perspective, le Niger a entrepris
depuis 1992 des études sur
la restructuration du secteur des
Postes et Télécommunications.
En plus l'adoption par l'Assemblée
Nationale de la loi N° 97-024
du 5 juillet 1997 portant approbation
du Programme de Relance Economique
(PRE) du Gouvernement, est venue renforcer
cette tendance. En Effet, Le PRE qui
concerne tous les secteurs du pays,
présente le secteur des Postes
et Télécommunications,
son environnement institutionnel et
juridique, ses atouts et ses contraintes.
De même, il dégage les
principales orientations politiques,
les stratégies nationales et
les actions à mener.
En
s'appuyant sur l'état actuel
du secteur des Télécommunications,
son environnement, et le contexte
national, la présente déclaration
présente les Orientations,
les Objectifs, les Stratégies
et le Plan d'action de la politique
dudit secteur au NIGER en matière
de Télécommunications.
L'ETAT ACTUEL
DU SECTEUR
Jusqu'en
1972 le réseau des Télécommunications
du Niger était constitué
comme suit :
-
en transmission un axe en ligne aérienne
Ayorou-N'Guigmi d'un peu plus de 1.500
km. Cet axe supportait des courants
porteurs (1 à 3 voies) entre
Niamey et Zinder. Différentes
bretelles en ligne aérienne
desservaient les principales localités
autour ce cet axe ;
-
en commutation huit (8) centraux automatiques
t des standards manuels partout ailleurs.
Les faisceaux hertziens (FH) ont fait
leur apparition en 1973 avec, une
liaison de 24 circuits entre Niamey
et Dosso (140 km).
L'automatique
interurbain a été introduit
en 1975 en prolongeant la liaison
hertzien (FH) Niamey-Dosso par ces
liaisons courants porteurs Î
2 voies pour réaliser Niamey-Maradi
et Niamey-Zinder. Puis ces infrastructures
ont été remplacées
par une liaison faisceau hertzien
à grandes capacités
à partir de 1978.
Par
la suite le Projet Mixte d'Extension
des télécommunications
et de télévision (PMETT
phase I 1981-1993) permit la desserte
de localités éloignées
à l'intérieur du pays.
-
Réseau à satellite
domestique entre Niamey-Agadez et
Diffa ;
- Faisceau
hertzien grande capacité
entre Arlit et Agadez ;
- Centraux
téléphoniques et réseaux
locaux correspondants.
La
phase II de ce projet s'est terminée
par l'établissement des liaisons
de faisceaux hertziens entre Konni
et Tahoua d'une part, Diffa et N'Guigmi
d'autre part.
Il
a également permis l'extension
et la modernisation des réseaux
aérosouterrains à Niamey,
Dosso, Tahoua, Agadez, Maradi et Zinder.
La phase III du projet PMETT a permis
l'installation des Stations terriennes
de Bilma et Tchintabaranden.
Ainsi
grâce à d'énormes
investissements réalisés
au cours de ces dernières décennies,
(plus de 25 milliards de francs CFA)
le Niger dispose à l'heure
actuelle d'importantes infrastructures
de télécommunications
lui permettant d'être relié
à tous les pays du monde à
travers des communications téléphoniques
et télex automatiques,
Ces
infrastructures se composent pour
l'essentiel de :
-
Un (1) centre mixte urbain-transit
national et international numérique
à Niamey relié à
ses unités par la fibre optique
à Niamey;
-
Six (6) centres mixtes local-transit
régional dont celui de Maradi
qui est
numérique;
- Six
(6) centres urbains reliés
au réseau automatique dont
2 numériques (Konni et Gaya)
;
- Huit
(8) centres automatiques fonctionnant
en local;
- Un
(1) centre eltex (télex)
;
- Quatre
vingt trois (83) centres automatiques
fonctionnant en local ;
- 3.480
kilomètres de faisceaux hertziens
à visibilité directe
;
- 2.640
kilomètres de lignes aériennes
;
- sept
(7) liaisons à ondes décamétriques
;
- des
liaisons par satellites (cinq stations
terriennes domestiques et deux stations
internationales),
Il
faut noter que le Niger dispose en
outre d'un système de transmission
de données par paquets (NIGERPAC),
d'un accès à Internet
et d'un réseau de Téléphonie
cellulaire.
Cependant
comme l'essentiel de l'infrastructure
est demeuré analogique et vétuste
à l'exception des centraux
téléphoniques de Niamey,
Maradi, Konni et Gaya et de quelques
bretelles FH, le réseau connaît
des contre performances qui font que
son exploitation et sa maintenance
deviennent de plus en plus coûteuses.
L'ENVIRONNEMENT
DES TELECOMMUNICATIONS
Le
secteur des télécommunications
est entré dans une ère
de transformation technique et de
croissance spectaculaire tant au niveau
mondial que national ; actuellement
les télécommunications
occupent une place primordiale dans
le processus d'interaction et d'indépendance
entre les différents secteurs
de l'économie.
Cette
révolution des télécommunications
a été favorisée
par le plein essor des changements
technologiques et la mondialisation
de l'exploitation des réseaux
et services.
Le
phénomène de mutation
des entreprises de Télécommunications
résulte essentiellement de
la mondialisation de l'économie,
des avancées technologiques
permettant l'émergence de nouveaux
services et l'entrée de nouveaux
exploitants, de la croissance de la
part des services dans le commerce
mondial et du mouvement des capitaux,
tout ceci obligeant les opérateurs
à affronter une plus grande
concurrence.
Ces
mutations rapides dans le secteur
des télécommunications
ont un effet certain sur l'environnement
international en général
et sur les entreprises des Télécommunications
des pays en développement en
particulier,
Le
Gouvernement du Niger entend déposer
une offre à l'Organisation
Mondiale du Commerce (OMC) dans le
cadre de l'Accord sur les Services
des Télécommunications
qui reflète le choix exprimés
dans la présente Stratégie
de développement du secteur
des télécommunications.
LE CONTEXTE
NATIONAL
La
Situation du secteur des Télécommunications
dans ses grandes lignes laisse apparaître
que:
-
L'exploitation des Télécommunications
est actuellement entièrement
assurée par la SONITEL. L'aspect
réglementaire (Gestion des
fréquences, plan de numérotation.
Tarification, etc,) est traité
par la Direction de la Réglementation
des Postes et Télécommunications
(DRPT) rattachée depuis sa
création en 1 996 au Ministère
de la Culture et de la Communication.
En
1997, le Gouvernement a procédé
à la discussion de l'office
des postes et télécommunications
(OPT) a la suite de cette discussion,
la Société des Télécommunications
Internationales du Niger a reçu
par apport en nature de l'Etat
l'ensemble des actifs de la branche
télécommunications
de l'OPT. Cette nouvelle société
prend le nom de SONITEL constituée
sous la forme d'une société
anonyme d'économie mixte.
-
La situation juridique du secteur
est marquée par une multiplication
de textes d nature légale
et réglementaire qu'il conviendrait
d'harmoniser, de simplifier et de
coordonner dans le cadre d'une loi
cadre.
- Bien
que connaissant une certaine amélioration
la densité téléphonique
reste particulièrement faible
0,16 lignes pour 100 habitants en
1997) par rapport aux pays à
faibles revenus mais aussi par rapport
à certains pays de la sous
région.
La
demande existante à Niamey
et dans les zones rurales est importante
mais les investissements paraissent
insuffisants face à la croissance
de la demande de services de télécommunications
de qualité.
De
plus, l'audit technique des Télécommunications
du Niger fait apparaître l'extrême
déficience du réseau
existant, qui, pour la plus grande
partie est constitué d'équipements
analogiques, ce qui rend leur exploitation
de plus en lus difficile alors que
tous les correspondants du Niger ont
numérisé leurs équipements.
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