REPUBLIQUE
DU NIGER
CONSEIL DE RÉCONCILIATION
NATIONALE
MINISTERE DE LA COMMUNICATION,
DE LA CULTURE, DE LA JEUNESSE
ET DES SPORTS |
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DÉCLARATION
DE POLITIQUE SECTORIELLE
DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
Septembre
1999
INTRODUCTION
Situé
en Afrique sub-saharienne, le Niger
couvre une superficie de 1.267.000
km2. C'est un vaste pays enclavé.
Les distances entre les centres économiques
et ceux des pays limitrophes sont
très importantes et grèvent
les coûts des importations et
des exportations.
La
population, inégalement répartie
sur le territoire national, est estimée
en 1998 à 9.455.000 habitants
d'après les projections démographiques
de la Direction de la Population.
C'est
l'Ordonnance N° 59-103 du 4 juillet
1959 qui a fixé à titre
provisoire les conditions d'exploitation
du service des Postes et Télécommunications
au Niger. Le décret N°
59-104 du 4 juillet 1959 a érigé
ce service en un établissement
public à caractère industriel
et commercial dénommé
" OFFICE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS
" (O.P.T.) en 1970 la loi N°
70-18 du 27 août 1970 a transformé
l'O.P.T en un établissement
public de l'Etat qui a fonctionné
comme un établissement public
à caractère administratif.
A
la suite de la restructuration du
secteur parapublic nigérien
en 1986, l'Ordonnance N°88-042
du 30 juin est intervenue créant
à nouveau un établissement
à caractère industriel
et commercial dénommé
O.P.T. le Décret N° 88-214
du 30 juin 1988 a approuvé
les Statuts de ce nouvel établissement.
Enfin
face à la mondialisation des
échanges des biens et services,
il a été décidé
une réforme institutionnelle
du secteur ces Postes et Télécommunications.
Les
pays africains dans leur effort de
développement sont appelés
à plus ou moins long terme
à ouvrir leur économie
sur l'environnement mondial en adaptant
leurs appareils institutionnel et
économique aux nouvelles règles
de l'Organisation mondiale du commerce
(O,M,C.).
Pour le secteur des télécommunications
compte tenu des répercussions
de l'adoption de l'accord de l'OMC
sur les télécommunications
de base, la prise d'engagements spécifiques
pourrait nécessiter l'adaptation
de son cadre réglementaire.
Deux éléments essentiels
conditionnent l'approche de cette
question.
1.
La nécessité de la définition
de stratégie nationale : la
gamme des services de base définie
par l'OMC est composée de :
- Service de transmission de données,
- Service de téléphonie
vocale,
- Service de téléphonie
cellulaire,
- Service de radio messagerie,
- Service des circuits loués
et service de satellite.
Ainsi
chaque Gouvernement devrait déterminer
les services qui restent sous monopole
et ceux qui seront soumis au régime
de la concurrence encadrée
ou libre en fonction des contraintes
de développement propres au
pays.
2. La nécessité d'une
concertation sous régionale
et régionale en vue d'une harmonisation
des positions pour une meilleure intégration
conformément aux recommandations
du livre vert africain.
Dans
cette perspective, le Niger a entrepris
depuis 1992 des études sur
la restructuration du secteur des
Postes et Télécommunications.
En plus l'adoption par l'Assemblée
Nationale de la loi N° 97-024
du 5 juillet 1997 portant approbation
du Programme de Relance Economique
(PRE) du Gouvernement, est venue renforcer
cette tendance. En Effet, Le PRE qui
concerne tous les secteurs du pays,
présente le secteur des Postes
et Télécommunications,
son environnement institutionnel et
juridique, ses atouts et ses contraintes.
De même, il dégage les
principales orientations politiques,
les stratégies nationales et
les actions à mener.
En
s'appuyant sur l'état actuel
du secteur des Télécommunications,
son environnement, et le contexte
national, la présente déclaration
présente les Orientations,
les Objectifs, les Stratégies
et le Plan d'action de la politique
dudit secteur au NIGER en matière
de Télécommunications.
1.
L'ETAT ACTUEL DU SECTEUR
Jusqu'en
1972 le réseau des Télécommunications
du Niger était constitué
comme suit :
-
en transmission un axe en ligne aérienne
Ayorou-N'Guigmi d'un peu plus de 1.500
km. Cet axe supportait des courants
porteurs (1 à 3 voies) entre
Niamey et Zinder. Différentes
bretelles en ligne aérienne
desservaient les principales localités
autour ce cet axe ;
-
en commutation huit (8) centraux automatiques
t des standards manuels partout ailleurs.
Les faisceaux hertziens (FH) ont fait
leur apparition en 1973 avec, une
liaison de 24 circuits entre Niamey
et Dosso (140 km).
L'automatique
interurbain a été introduit
en 1975 en prolongeant la liaison
hertzien (FH) Niamey-Dosso par ces
liaisons courants porteurs Î
2 voies pour réaliser Niamey-Maradi
et Niamey-Zinder. Puis ces infrastructures
ont été remplacées
par une liaison faisceau hertzien
à grandes capacités
à partir de 1978.
Par
la suite le Projet Mixte d'Extension
des télécommunications
et de télévision (PMETT
phase I 1981-1993) permit la desserte
de localités éloignées
à l'intérieur du pays.
"
Réseau à satellite domestique
entre Niamey-Agadez et Diffa ;
" Faisceau hertzien grande capacité
entre Arlit et Agadez ;
" Centraux téléphoniques
et réseaux locaux correspondants.
La
phase II de ce projet s'est terminée
par l'établissement des liaisons
de faisceaux hertziens entre Konni
et Tahoua d'une part, Diffa et N'Guigmi
d'autre part.
Il
a également permis l'extension
et la modernisation des réseaux
aérosouterrains à Niamey,
Dosso, Tahoua, Agadez, Maradi et Zinder.
La phase III du projet PMETT a permis
l'installation des Stations terriennes
de Bilma et Tchintabaranden.
Ainsi
grâce à d'énormes
investissements réalisés
au cours de ces dernières décennies,
(plus de 25 milliards de francs CFA)
le Niger dispose à l'heure
actuelle d'importantes infrastructures
de télécommunications
lui permettant d'être relié
à tous les pays du monde à
travers des communications téléphoniques
et télex automatiques,
Ces
infrastructures se composent pour
l'essentiel de :
-
Un (1) centre mixte urbain-transit
national et international numérique
à Niamey relié à
ses unités par la fibre optique
à Niamey;
- Six (6) centres mixtes local-transit
régional dont celui de Maradi
qui est
numérique;
- Six (6) centres urbains reliés
au réseau automatique dont
2 numériques (Konni et Gaya)
;
- Huit (8) centres automatiques fonctionnant
en local;
- Un (1) centre eltex (télex)
;
- Quatre vingt trois (83) centres
automatiques fonctionnant en local
;
- 3.480 kilomètres de faisceaux
hertziens à visibilité
directe ;
- 2.640 kilomètres de lignes
aériennes ;
- sept (7) liaisons à ondes
décamétriques ;
- des liaisons par satellites (cinq
stations terriennes domestiques et
deux stations internationales),
Il
faut noter que le Niger dispose en
outre d'un système de transmission
de données par paquets (NIGERPAC),
d'un accès à Internet
et d'un réseau de Téléphonie
cellulaire.
Cependant
comme l'essentiel de l'infrastructure
est demeuré analogique et vétuste
à l'exception des centraux
téléphoniques de Niamey,
Maradi, Konni et Gaya et de quelques
bretelles FH, le réseau connaît
des contre performances qui font que
son exploitation et sa maintenance
deviennent de plus en plus coûteuses.
Il
L'ENVIRONNEMENT DES TELECOMMUNICATIONS
Le
secteur des télécommunications
est entré dans une ère
de transformation technique et de
croissance spectaculaire tant au niveau
mondial que national ; actuellement
les télécommunications
occupent une place primordiale dans
le processus d'interaction et d'indépendance
entre les différents secteurs
de l'économie.
Cette
révolution des télécommunications
a été favorisée
par le plein essor des changements
technologiques et la mondialisation
de l'exploitation des réseaux
et services.
Le
phénomène de mutation
des entreprises de Télécommunications
résulte essentiellement de
la mondialisation de l'économie,
des avancées technologiques
permettant l'émergence de nouveaux
services et l'entrée de nouveaux
exploitants, de la croissance de la
part des services dans le commerce
mondial et du mouvement des capitaux,
tout ceci obligeant les opérateurs
à affronter une plus grande
concurrence.
Ces
mutations rapides dans le secteur
des télécommunications
ont un effet certain sur l'environnement
international en général
et sur les entreprises des Télécommunications
des pays en développement en
particulier,
Le
Gouvernement du Niger entend déposer
une offre à l'Organisation
Mondiale du Commerce (OMC) dans le
cadre de l'Accord sur les Services
des Télécommunications
qui reflète le choix exprimés
dans la présente Stratégie
de développement du secteur
des télécommunications.
III
LE CONTEXTE NAT1ONAL
La
Situation du secteur des Télécommunications
dans ses grandes lignes laisse apparaître
que:
"
L'exploitation des Télécommunications
est actuellement entièrement
assurée par la SONITEL. L'aspect
réglementaire (Gestion des
fréquences, plan de numérotation.
Tarification, etc,) est traité
par la Direction de la Réglementation
des Postes et Télécommunications
(DRPT) rattachée depuis sa
création en 1 996 au Ministère
de la Culture et de la Communication.
En
1997, le Gouvernement a procédé
à la discussion de l'office
des postes et télécommunications
(OPT) a la suite de cette discussion,
la Société des Télécommunications
Internationales du Niger a reçu
par apport en nature de l'Etat l'ensemble
des actifs de la branche télécommunications
de l'OPT. Cette nouvelle société
prend le nom de SONITEL constituée
sous la forme d'une société
anonyme d'économie mixte.
"
La situation juridique du secteur
est marquée par une multiplication
de textes d nature légale et
réglementaire qu'il conviendrait
d'harmoniser, de simplifier et de
coordonner dans le cadre d'une loi
cadre.
" Bien que connaissant une certaine
amélioration la densité
téléphonique reste particulièrement
faible 0,16 lignes pour 100 habitants
en 1997) par rapport aux pays à
faibles revenus mais aussi par rapport
à certains pays de la sous
région.
La
demande existante à Niamey
et dans les zones rurales est importante
mais les investissements paraissent
insuffisants face à la croissance
de la demande de services de télécommunications
de qualité.
De
plus, l'audit technique des Télécommunications
du Niger fait apparaître l'extrême
déficience du réseau
existant, qui, pour la plus grande
partie est constitué d'équipements
analogiques, ce qui rend leur exploitation
de plus en lus difficile alors que
tous les correspondants du Niger ont
numérisé leurs équipements.
IV DE LA POLITIQUE SECTORIELLE DE
TELECOMMUNICATIONS
4.
1 Les Orientations
Les
années 1960 ont été
nettement marquées par de profondes
mutations dans le domaine des télécommunications
considéré aujourd'hui
comme une activité économique
majeure. Ces mutations provoquées
et entretenues par l'accélération
des évolutions technologiques
avec une convergence de plus en plus
poussée entre l'informatique
et les télécommunications,
ont rendu inéluctable une restructuration
du secteur des télécommunications
dans le monde entier.
Par
ailleurs, les prémices de la
société postindustrielle,
font de l'information une denrée
de la plus haute stratégie
dont le degré d'utilisation
et de maîtrise déterminera
la place de chaque pays dans un monde
qu'elle contribue par ailleurs, à
rendre de plus en plus " interconnecté
".
Face
à cet enjeu, le NIGER a mis
en place un Plan Directeur des Télécommunications
couvrant la période 1991-2010
avec pour objectif un réseau
cible entièrement numérisé.
Cette
planification à long terme
a défini une stratégie
cohérente de transition du
réseau actuellement analogique
vers un réseau numérique
intégré (RN1) avec la
possibilité d'évolution
vers un réseau numérique
à intégration des services
(RNIS).
Dans
le cadre de ce plan directeur (1991-2010),
les télécommunications
comptent réaliser un important
programme d'investissement visant
à :
- développer le réseau
- maintenir la gestion technique des
réseaux
- améliorer la maintenance
des équipements
- désenclaver les zones rurales
et isolées
- offrir une meilleure qualité
de service à un coût
moindre
- numériser totalement le réseau
de transmission et de commutation
- poursuivre la modernisation des
réseaux locaux.
C'est pourquoi, la politique sectorielle
du Gouvernement dans le domaine des
télécommunications consiste
à poursuivre la mise en uvre
du plan directeur et créer
un cadre institutionnel et juridique
favorable à l'investissement
privé.
4.2
Les Objectifs
Dans
une perspective de croissance du rôle
de l'information dans les secteurs
économiques et sociaux, le
Gouvernement entend poursuivre la
reforme du secteur des télécommunications
dans le but d'accélérer
l'offre de service de télécommunications
au Niger c'est dans cette optique
que le Gouvernement met l'accent sur
un certain nombre d'objectifs:
" Accroître l'offre de
services téléphoniques
et faciliter l'accès aux services
de Télécommunications
au plus grand nombre d'usagers en
particulier en zone rurale. Le gouvernement
compte atteindre une télé
densité nationale de 0,7 lignes
pour 100 habitants en 2004, ce qui
représentera environ 77.000
lignes principales;
"
Offrir des services variés
et de bonne qualité à
des prix concurrentiels qui soient
plus orientés vers les coûts
réels (numérisation
du réseau à 100 % à
Niamey d'ici la fin de l'année
2004 et dans le reste du pays d'ici
la fin de l'année 2009) ;
"
Augmenter les investissements productifs
privés et nationaux dans le
secteur des Télécommunications
;
"
Améliorer l'utilisation des
ressources limitées (les fréquences)
;
"
Construire un réseau national
de Télécommunications
fiable et connecté aux autoroutes
de l'information ;
"
Promouvoir les Télécommunications
comme secteur économique essentiel
à l'essor d'une économie
compétitive, ouverte au monde
et où le secteur des services
représente une part importante
du PIB ;
"
Assurer le développement des
ressources humaines dans le secteur
des Télécommunications
;
"
Promouvoir le développement
des nouvelles technologies.
4.3
LA STRATEGIE
Pour atteindre les objectifs fixés,
le Gouvernement du Niger a identifié
deux axes stratégiques de son
programme de réforme :
a)
L'ouverture du secteur ces Télécommunications
à la concurrence :
Le
premier axe stratégique, clé
de voûte de la réforme
du secteur des télécommunications
consiste à la mise au point
d'un nouveau cadre juridique et réglementaire
devant permettre à l'ouverture
des télécommunications
au Niger.
l'ouverture
du secteur des Télécommunications
signifie l'entrée progressive
de nouveaux opérateurs dans
tous les segments du marché
des Télécommunications
(y compris les services cellulaires)
afin de bénéficier d'un
plus grand concours de l'investissement
privé pour atteindre ainsi
les objectifs visés plus haut.
.
Après
l'adoption du nouveau cadre juridique
et réglementaire, le secteur
des Télécommunications
au Niger sera réglementé
au travers de deux régimes
avant que la concurrence ne soit généralisée
à tous les services:
" Le Régime transitoire
d'exclusivité
le
régime transitoire d'exclusivité
devrait permettre à la SONITEL
de procéder aux investissements
et ajustements nécessaires
avant l'entrée sur le marché
de nouveaux opérateurs. LA
SONITEL conservera un monopole transitoire
sur l'installation et l'exploitation
de réseaux fixes et sur l'accès
aux services internationaux jusqu'à
la fin de l'année 2004. Cette
exclusivité ne s'étendra
pas aux zones non desservies par la
SONITEL. L'octroi de cette licence
pour l'installation et l'exploitation
des réseaux et services mentionnés
ci-dessus sera assujetti à
un cahier des charges incluant des
obligations de desserte.
"
Le Régime général
de concurrence
Les
réseaux et services non couverts
par le régime transitoire d'exclusivité
seront ouverts à la concurrence
dès que le cadre législatif
et réglementaire sera mis en
place,
Une
fois la période transitoire
d'exclusivité venue à
échéance, tous les réseaux
et services seront soumis à
un régime général
de concurrence.
Afin
d'atteindre les objectifs de la politique
gouvernementale en matière
de télécommunications
et de garantir une concurrence loyale
entre les opérateurs et veiller
aux intérêts des utilisateurs
des services des télécommunications,
il sera créé un organe
de régulation. Afin de garantir
la neutralité et la pérennité
de cet organe, il est prévu
de lui conférer une indépendance
statutaire, une autonomie financière
et une autonome de fonctionnement.
b)
La privatisation de la SONITEL
Le
Deuxième axe stratégique
de cette réforme est centrée
sur la nécessité d'adapter
l'opérateur principal à
un environnement national et mondial
en mutation.
Il
apparaît indispensable d'ouvrir
le capital de l'opérateur national
afin de permettre non seulement la
souplesse de gestion requise pour
son exploitation, mais également
la mobilisation de ressources nécessaires
aux investissements.
"
compte transformer la SONITEL en société
anonyme de droit privé et attribuer
51 % du capital de la SONITEL à
un opérateur stratégique
dan le cadre d'un processus d'appel
d'offres international ouvert, transparent
et concurrentiel. En accord avec l'option
de privatisation de la SONITEL, 11
% et 3 % du capital de la SONITEL
seront respectivement proposés
aux investisseurs nationaux et aux
employés de la SONITEL.
4.4
Le Plan d'action :
Le
Gouvernement a retenu un plan d'action
en vue de mener à bien la stratégie
du secteur des télécommunications.
a)
La mise en place du nouveau cadre
juridique et réglementaire
La
mise en place du nouveau cadre juridique
et réglementaire simple et
transparent est une condition essentielle
au bon fonctionnement du marché
dans un contexte d'ouverture du secteur
à la concurrence et de privatisation
de la SONITEL.
Ce
nouveau cadre permettra de réaffirmer
le rôle des différents
acteurs du secteur : (i) le Ministère
en charge des télécommunications
continuera de définir la politique
sectorielle; (ii) l'Organe de Régulation
veillera à la mise en uvre
cette politique sectorielle et s'assurera
du respect des règles juridiques
et réglementaires du secteur
; et (iii) les opérateurs seront
en charge de l'exploitation et de
la fourniture des services.
Les
principaux textes relatifs à
la mise en place du nouveau cadre
juridique et réglementaire
ces Télécommunications
au Niger qui seront adoptés
avant la fin de l'année 1999
sont :
"
la loi sur les Télécommunications
;
l'adoption
de la loi sur les télécommunications
après ratification par l'Assemblée
Nationale définira les principes
essentiels en matières des
télécommunications.
"
Les décrets d'application
Les
dispositions de la loi sur les télécommunications
seront complétées et
exploitées dans des décrets
adoptés en Conseil des Ministres.
Ces décrets d'application porteront
notamment sur : (i) l'Organe de Régulation
; (ii) le Système et les règles
d'interconnexion entre les différents
opérateurs et fournisseurs
de services ; (iii) le plan de numérotation
; (iv) le Service universel et ; (v)
la gestion et la tarification des
fréquences.
"
Les autres documents réglementaires
De
nombreux autres documents seront nécessaires
pour compléter ce cadre réglementaire
(le cahier des charges t la licence
de la SONITEL, un modèle de
cahier des charges et de licence pour
les services ouverts à la concurrence
- y compris les services téléphonie
cellulaire, un modèle d'accord
d'interconnexion).
Dans le contexte futur de l'ouverture
du secteur des Télécommunications
à de nouveaux opérateurs
et fournisseurs de services et de
l'ouverture du capital de la SONITEL
une redéfinition des rôles
et attributions des acteurs est nécessaire
afin de garantir le jeu de la concurrence
et l'impartialité de l'Etat.
En outre le Ministère chargé
des télécommunications
conservera la responsabilité
de la définition de la politique
sectorielle à la mise en uvre
de la politique du Gouvernement et
au respect des règles, Il sera
caractérisé par son
indépendance :
"
l'indépendance statutaire:
l'organe indépendant de régulation
bénéficiera d'un statut
d'autorité administrative indépendante
qui lui garantira sa liberté
de fonctionnement dans le cadre juridique
et réglementaire mis en place
et sous le contrôle des juridictions
qui pourraient être -saisies
de ses décisions.
"
L'autorité financière
de l'organe de régulation devra
lui être garantie par des ressources
composées de redevances de
régulation, des droits versés
lors de l'octroi des autorisations
et homologations d'équipements,
de redevances d'utilisation des fréquences
ainsi que de dotations budgétaires,
si nécessaire.
"
L'autonomie ce fonctionnement de l'organe
de Régulation procédera
:
-
du mode de désignation de ses
membres, qui seront nommés
par les plus hautes autorités
de l'Etat dans le cadre de mandats
non renouvelables et non révocables
(sauf cas de fautes lourdes) ;
-
de la compétence technique,
économique et juridique nécessaire
du
Personnel de l'organe de régulation
qui pourra être complétée,
en cas de besoin, par l'appui d'expertises
externes.
c)
L'ouverture du secteur des télécommunications
Dès promulgation de la loi
de nombreux services seront ouverts
à la concurrence dans des conditions
transparentes. Il s'agira notamment
d'ouvrir les segments de marchés
suivants :
"
Réseau cellulaires : le nombre
de licences d'opérateurs cellulaires
sera octroyé selon la réglementation
en vigueur en fonction des demandes
du marché. Après promulgation
de la loi et des principaux décrets
d'application et afin de répondre
aux demandes en instance, le Gouvernement
entend attribuer deux licences cellulaires
à ces opérateurs privés
par le biais d'un appel d'offres international
ouvert, transparent et concurrentiel.
De même, une licence sera octroyée
à la SONITEL pour utilisation
de son réseau analogique (réseau
existant). La SONITEL se verra attribuer
de nouvelles fréquences dans
le cadre de la licence existante afin
de lui permettre de développer
un nouveau réseau cellulaire
utilisant des technologies numériques
(ex : GSM). Ces opérateurs
seront assujettis à des obligations
similaires de desserte qui figureront
dans leurs cahiers des charges.
"
réseaux mobiles mondiaux par
satellites seront tenus d'être
représentés au Niger
par des opérateurs qui garantiront
le respect de la réglementation
nationale.
" Réseaux privés
indépendants: les réseaux
indépendants de téléphonie
seront autorisés sans limitation,
"
Cabines téléphoniques
: la fourniture d'accès au
réseau public par des prestataires
de services privés (télécentres)
sera ouvert à la concurrence
dans le cadre de conventions permettant
à ces opérateurs de
bénéficier de conditions
tarifaires favorables sous réserves
du respect d'un encadrement tarifaire.
"
Services de transmission de données,
services d'accès à !'Internet
et autres services à valeur
ajoutée: ces services seront
ouverts à la concurrence sans
limitation pourvu qu'ils répondent
à des normes reconnues respectent
la réglementation en vigueur
et utilisent comme support des réseaux
autorisés.
d)
La privatisation de la SONITEL
Dans le cadre de la privatisation
ce la SONITEL, le Gouvernement du
Niger compte transformer la SON ITEL
en société anonyme de
droit privé et attribuer 51
% du capital de la SONITEL à
un opérateur stratégique
dans le cadre d'un processus d'appel
d'offres international ouvert, transparent
et concurrentiel. Le partenaire, stratégique
permettra à la SONITEL de poursuivre
un vaste programme d'investissement
et managérial qui sont primordiaux
dans un secteur ouvert à la
concurrence
Une
exclusivité transitoire sera
accordée à la SONITEL
sur l'installation et d'exploitation
de réseaux fixes et sur l'accès
aux services internationaux jusqu'à
la fin de l'année 2004. Cette
exclusivité ne s'étendra
pas aux zones non desservies par la
SONITEL. L'octroi de cette licence
pour l'installation et l'exploitation
des réseaux et services mentionnés
ci-dessus seront assujettis à
un cahier des charges incluant des
obligations de desserte. Le régime
d'exclusivité doit être
défini comme transitoire et
limité aux territoires faisant
l'objet des obligations de desserte
prévues aux termes du cahier
des charges.
Pendant
la période d'exclusivité,
la SONITEL, les tarifs au public de
la SONITEL des services sous monopole
seront soumis à une régulation
tarifaire par plafonnement des principaux
cas. La période initiale d'exclusivité
permettra le rééquilibrage
tarifaire de manière à
éliminer progressivement les
subventions croisées entre
les services de télécommunications
internationaux et les services de
télécommunications locaux
et de longues distances nationaux.
L'objectif sera d'atteindre, au cours
de cette période des niveaux
de prix comparables à ceux
pratiqués dans les pays de
la sous-région.
Le Gouvernement par le biais de la
réforme entend mener une politique
accélérée de
désenclavement du pays. Les
nouveaux opérateurs et la SONITEL
devront contribuer à cet objectif
prioritaire dans le nouveau cadre
juridique et réglementaire.
Pour cela des obligations de desserte
seront incluses dans les cahiers des
charges de ces opérateurs.
De
plus, le Gouvernement entend accélérer
la mise en place de nouvelles initiatives.
Les Télécentres et les
Centres communautaires d'information
ont été expérimentés
avec succès dans de nombreux
pays. Aujourd'hui, le Gouvernement
compte profiter de ces expériences
pour développer une stratégie
rurale et un plan d'action spécifique,
adapté aux caractéristiques
géographiques et culturelles
du Niger pour que l'information soit
à la portée de tous
les citoyens.
En
outre, l'ensemble des opérateurs
et réseaux de services de Télécommunications
autorisés, verseront une redevance
basée sur leur chiffre d'affaires
à un fonds de développement
des Télécommunications.
Ce fonds servira au financement de
l'accès universel. Des subventions
provenant de ce fonds seront allouées
dans le cadre d'une mise en concurrence
des opérateurs intéressés.
f)
La campagne d'information sur les
enjeux et bénéfices
de la réforme
Le
succès de la réforme
passe par l'adhésion de tous
les acteurs et de la population au
processus. Cette réforme, dont
les enjeux dépassent le seul
secteur des Télécommunications,
peut engendrer des effets bénéfiques
pour toutes les couches de la population
nationale qui ressentent le besoin
de meilleurs moyens de communication
en terme de disponibilité,
qualité, prix et de meilleur
accès à l'information.
Pour
cela, le Gouvernement entend faire
participer toutes les parties intéressées
par cette réforme par le biais
d'une campagne d'information intense
et continue tout au long du processus
de réforme. Les parlementaires,
les usagers, les investisseurs privés,
les communautés locales, les
employés du secteur, les professions
libérales et autres seront
ciblés par cette campagne afin
que les nouvelles opportunités
découlant du nouveau cadre
juridique et réglementaire
soient appréciées par
le grand public.
V
LES RELATIONS SONITEL-ONPE :
Bien
qu'étant deux (2) entités
distinctes, l'ONPE et la SONITEL sont
appelés à collaborer.
Pour ce faire une convention qui détermine
les règles applicables à
leurs prestations réciproques
a été signée.
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